CRISE HUMANITAIRE EN UKRAINE
SITUATION ET TÉMOIGNAGES

Une situation d’urgence (niveau 3) a été déclarée par de HCR pour les conséquence du conflit en Ukraine – c’est le niveau le plus important pratiqué par l’organisation.

Cette situation oblige de plus en plus les Ukrainiens à se réfugier dans les pays voisins, abandonnant tout derrière eux. Les images et vidéos des familles et enfants déplacés ne cessent de nous préoccuper. 

« Aux aurores, malgré des températures avoisinant les 0°C, de nombreuses familles doivent traverser la frontière ukraino-roumaine. De jeunes enfants, des mamans avec des poussettes ont dû passer la nuit dans le froid avant de pouvoir voyager. De nombreuses familles ont dû voyager en voiture trois ou quatre jours durant. D’autres n’ont pas eu la chance d’accéder à un béhicule et ont dû marcher 50 kilomètres ou plus dans des conditions de froid, ce qui équivaut à dix heures. Cette scène se multiplie à travers le pays.

Voici le témoignage du porte-parole de l’UNICEF, James Elder, qui était sur place pour écouter les familles.

En Ukraine et dans les pays voisins comme la Pologne ou la Roumanie, les équipes de secours locales fournissent aux déplacés une aide humanitaire d’urgence, notamment à manger, des vêtements d’hiver et des soins médicaux.

Témoignage des victimes déplacées au sein du pays

« Je me fais énormément de souci pour ma sœur qui est à l’hopital en Ukraine », a déclaré une fillette de 9 ans, Tatiana, dans un bâtiment Moldave d’accueil des réfugiés. « Tout ce que je veux, c’est rentrer chez moi, mais je ne veux pas de guerre. »

Aux abords du pont de Palanca, un centre provisoire de réfugiés a été installé, entre l’Ukraine et la Moldavie. On estime que sur la dernière semaine de février 2022, pas moins de 70.000 Ukrainiens ont rejoint la Moldavie.

Une mère et sa fille de moins d’un an ont fui la guerre. Son mari, médecin urgentiste, est resté à Kyiv. « Ça a été vraiment dur de partir sans lui. Il a dû rester sur place à cause de son travail pour secourir la population », a-t-elle révélé. « La semaine dernière, une maison a subi un bombardement. Elle était à une vingtaine de minutes de notre logement. C’est alors que j’ai pris la décision de fuir.  »

« à 4h du matin, nous avons enfin franchi les portes de la gare. Le train pour la Pologne partait à 6h mais il nous fit impossible de monter dedans tant il y avait de passagers qui se bousculaient pour y entrer » continue-t-elle, pleine d’inquiétude.

Il en va de même pour la frontière roumaine.

Fin février, Divia et Damia, Deux sœurs de 5 et 8 ans, ont débarqué en Roumanie avec leur maman depuis leur région dans le sud-est de ukrainien. Dès leur arrivée en Roumanie, elles ont dû se séparer. « Avant-hier, nous avons entendu des explosions nous nous sommes résolus à nous enfuir. Pour le moment, j’ignore quoi faire ni ce qu’il adviendra de nous… Je rêve simplement d’être à nouveau rassemblés avec les nôtres » Source : Unicef

« Les réfugiés ukrainiens, par millions, se sont dirigés en catastrophe vers les états frontaliers. De nombreux autres furent obligés de trouver refuge au sein de l’Ukraine. Ils ont désespérément besoin d’assistance et de se sentir en sécurité.

Dans le passé, le pays ressentait déjà les effets de nombreuses années de rivalités et d’instabilité. Près de 3 millions d’ukrainiens étaient dépendants des ONGs en décembre 2021. Parmi eux, la guerre à fait déplacer près de 900 000 personnes. » Source UNHCR.

Nous suivons de près l’évolution de la situation sur place et évaluons les besoins pour une éventuelle intervention pour la (longue (et souvent abandonnée)) phase de reconstruction. Merci de ne pas envoyer de dons jusqu’à l’ouverture officielle de la collecte.

Salah Eddine BENZINE
Directeur Relation donateurs
et Développement international.