MOT DE LA FONDATRICE : NOTRE HISTOIRE

Durant ma jeunesse, le fait de voir un orphelin, pauvre et chétif, une personne âgée défavorisée ou un opprimé me déchirait le cœur.

Etant moi-même orpheline, j’ai beaucoup souffert de ce manque affectif et financier après le décès de mon père, lorsque j’avais 11 ans.

A ce titre, je remarquais rapidement les personnes qui traversaient des périodes difficiles ce qui a développé en moi une qualité essentielle à la solidarité : l’empathie. J’ai sans cesse l’envie de pouvoir subvenir aux besoins des gens.

Après mes études, j’ai enfin mon premier emploi ! Ma première dépense est un don pour les nécessiteux. Promptement, plutôt que de me contenter de dons ponctuels, je m’engage sur des dons réguliers afin que l’impact soit durable.

Malgré cet accomplissement, que je prépare depuis ma plus tendre enfance, je n’ai pas le sentiment d’atteindre la satisfaction recherchée…

Une voix m’appelle

Une nuit, alors que je lis un recueil de témoignages de réfugiés afghans, je suis frappée par l’histoire d’une femme qui, en pleurs, demande de l’aide.

Ses propos me marquent au plus profond de mon être. Elle disait : « Aidez-moi ! J’ai juste besoin d’une tente, mes enfants meurent de froid… je ne demande ni à manger, ni à boire, juste une tente… ». Ses mots résonnent en moi dans le silence de la nuit ; je crois entendre ses cris dans ma tête.

Je me surprends à imaginer que ses enfants sont les miens. Je me précipite dans la chambre de mes enfants pour les couvrir et les serrer contre moi. Je m’identifie à cette femme, à cette mère, et je ressens sa douleur, qui devient mienne.

J’ai longtemps pleuré cette nuit-là et j’entendais la voix de cette maman tiraillée par la douleur et l’incapacité de protéger ses enfants. Je fais tout de suite une comparaison : je regarde autour de moi : un toit, des meubles, des vêtements, les placards et le réfrigérateur pleins de denrées alimentaires. Elle, ne demande qu’une tente, pour abriter ses enfants… Mon corps a chaud mais mon cœur se glace, je tremble. Comment l’aider ? Comment alléger ses souffrances ? Comment réchauffer ses enfants qui ont si froid ?

Alors que je médite en cherchant une solution : comment être plus efficace ? comment aider plus de monde ? Dans ma tête, se répète le verset  : « Vois-tu celui qui traite de mensonge la Rétribution ? C’est bien lui qui repousse l’orphelin et qui n’encourage point à nourrir le pauvre. » (s.107, v.1-3)

C’est cela, la solution ! Le ciel m’a soufflé l’idée après une nuit de tourmente : Je dois encourager mon entourage à s’engager dans l’humanitaire et, ainsi, l’entourage de mon entourage. C’est de cette façon que nous serons plus forts pour réussir à éradiquer la misère et la pauvreté !

C’est avec l’aube que le déclic survient. Je ne resterai pas inerte face à ce drame !

Je reprends mes esprits et je me mets en quête de contacter tout mon entourage, toutes les personnes que je connais de près ou de loin, toute bonne âme charitable, qui voudra bien aider cette mère dans le besoin et, par extension, tous les opprimés…

Oui ! ma démarche est utopiste, mais une certitude résonne dans mon esprit : l’effort que l’on fait en commun a plus d’impact et dure plus longtemps que l’œuvre d’une personne seule. Mon objectif est désormais de lancer un projet de soutien aux plus démunis, un projet qui dure dans le temps, pas une opération coup de poing.

Je contacte alors mes proches et amis et leur propose de mettre en place une collecte. Nous commençons par des dons de 1€, 2€ ou 5€ et, selon les moyens du donateur, la seule règle est l’engagement durable. Nous avons toujours privilégié la continuité plutôt que l’importance de la somme, tel que nos valeurs nous l’enseignent.

Nous nous lançons avec l’idée de diffuser les histoires de ces personnes malheureuses afin de pallier leur absence dans les médias.

En 2004, les réseaux sociaux n’étaient pas développés comme aujourd’hui. Nous partageons alors les témoignages de ces personnes dans le besoin avec les moyens du bord et, armés de notre bonne volonté, nous déposons des tirelires dans les commerces de proximité (boulangeries, boucheries, …) mais également dans nos maisons. Nous avons par-là l’idée d’inculquer à nos enfants la notion de partage. Les tirelires étaient à disposition à la maison. Voyant les adultes y mettre de l’argent, nos enfants se mettent alors, petit à petit, à y faire des dons d’une partie de leur argent de poche.

Afin d’être productifs et ne pas compter uniquement sur les dons, nous décidons de faire des ventes de gâteaux durant les événements associatifs et les fêtes. Nous mettons également en place une collecte de vêtements pour la revente et tous les bénéfices sont dédiés aux nécessiteux. Chacun participe soit par l’effort soit par l’apport financier.

Malgré la fatigue et les épreuves de la vie, nous persévérons. Durant deux ans, nous cherchons à continuer en nous améliorant. J’ai suivi des stages et des formations ; avec ces nouveaux bagages, j’ai pu réorganiser notre petite association et motiver les membres.

En 2006 nous organisons le premier dîner de charité en famille afin de faciliter les échanges avec les membres-donateurs et leurs montrer les réalisations obtenues grâce à leur générosité. Ce diner nous permet également un échange avec les bénéficiaires via une visioconférence durant la soirée.

Quelques années passent et nos efforts portent leurs fruits. Le bilan des 10 ans nous laisse sans voix :

En 2004 nous collections 100€/mois pour parrainer 2 orphelins
En 2015 ce montant est passé à 15 000€/mois pour 380 Orphelins parrainés en partenariat avec le SIF.
En 10 ans nous avons financé le forage de 15 puits sur le continent africain. Nous avons également participé à la construction de 5 écoles dans des villages parmi les plus vulnérables.

Entre 2017 et 2021, ce ne sont pas moins de 500.000€ par an qui sont collectés au profit des nécessiteux à travers les opérations de collecte de Firdaous Charity France, désormais ONG depuis 2019 et intervenant dans une dizaine de pays répartis entre la France, l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe de l’Est.

Si Firdaous Charity France a pu voir le jour en tant qu’ONG et avoir le privilège de soutenir de nombreux bénéficiaires à travers le monde, c’est grâce à chaque bénévole et chaque donateur, quelles que soient leurs contributions. Je n’aurais jamais pu réussir seule.

J’ai toujours cru dans le proverbe qui dit : « Celui qui vit pour lui-même vit petit et meurt petit ; alors que celui qui vit pour les autres vit grand et meurt grand ».

Ma chère fille Iman, qui nous a quitté très tôt, est et sera toujours l’incarnation de cet adage.

Pour perpétuer cette œuvre, nous travaillons actuellement avec des partenaires à travers plusieurs pays. Nous avons pour objectif la formation et le partage de connaissances afin que tous puissent évoluer, sans nous soucier du concept de concurrence. Bien au contraire, nous encourageons les nouveaux projets et les nouvelles initiatives en France et à l’international.

Fière du chemin parcouru, je ne vous cache pas qu’une certaine amertume subsiste : en dépit des efforts fournis par les nombreuses ONG, le nombre de nécessiteux est en hausse continuelle. Même si nous ne pouvons couvrir les besoins de tous, il nous faut continuer les efforts et garder à l’esprit que nous avons le pouvoir de changer les choses et de dessiner un sourire sur le visage des milliers d’orphelins et de nécessiteux mais aussi de généreux donateurs qui ont compris que le vrai sens du bonheur c’est de partager. 😊

Nagwa EL TANTAWI
Présidente-fondatrice
Firdaous Charity France

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